On m’a dit : « C’est là-bas. »
J’ai suivi le chemin.
Croyant être arrivée, on m’a soufflé ainsi :
« Ce doit être par ici. »
À peine reposée, me voilà repartie.
Mais toujours j’entendais : « Au loin est ton chemin. »
J’ai fixé l’horizon qui n’avait pas bougé,
Il avait le sourire, et moi les idées fixes,
Cela m’a fait comprendre que j’étais arrivée.